Henri Guaino a dénoncé une attaque "insupportable et effrayante", jeudi 28 mars sur BFMTV. L'ancienne plume de Nicolas Sarkozy est accusée par le Syndicat de la magistrature d'être indirectement à l'origine des menaces de mort contre le juge Jean-Michel Gentil en raison de sa charge virulente contre le magistrat qui a mis en examen l'ex-chef de l'Etat pour "abus de faiblesse" dans l'affaire Bettencourt.

Le député UMP des Yvelines a déclaré, la semaine dernière, que le juge Gentil avait "déshonoré la justice" et "sali la France". Il a maintenu ses propos et a expliqué qu'il ne se sentait aucunement responsable des menaces. "Les menaces de mort contre un juge ou contre n'importe qui sont insupportables, totalement condamnables", a commenté l'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.

"Je n'ai pas injurié le juge", a dit l'élu, qui attend une citation à comparaître pour "outrage à magistrat". "J'ai eu un jugement très dur, je maintiens ce jugement très dur. Nous sommes en République et en démocratie : l'institution judiciaire n'appartient pas à ceux qui la servent, elle appartient à tous les Français", a-t-il plaidé, reprochant au juge Gentil les "termes insultants" de la mise en examen. "J'ai un droit à l'indignation qui est imprescriptible", a souligné Henri Guaino.

Le député UMP des Yvelines, Henri Guaino, à l'Assemblée nationale (Paris), le 26 mars 2013.
Le député UMP des Yvelines, Henri Guaino, à l'Assemblée nationale (Paris), le 26 mars 2013. (ERIC FEFERBERG / AFP)