Le député UMP Henri Guaino, le 2 avril 2013, lors de la séance des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, à Paris.
Le député UMP Henri Guaino, le 2 avril 2013, lors de la séance des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, à Paris. ( MAXPPP)

"Comme lui, nous affirmons que le juge [Gentil] (...) a déshonoré un homme, a déshonoré les institutions et a déshonoré la justice en plaçant Nicolas Sarkozy en examen." Quitte à s'attirer des ennuis judiciaires, 102 députés UMP ont apporté leur soutien à Henri Guaino, dans une lettre ouverte au procureur de Paris, non datée et révélée, samedi 11 mai, par Le Figaro.

"Nous faisons nôtres tous les propos tenus par Henri Guaino", écrivent les signataires, qui disent avoir appris "avec étonnement" l'ouverture d'une enquête préliminaire contre le député UMP des Yvelines. "Nous entendons assumer toutes les conséquences" de cette lettre, ajoutent-il, alors que le délit d'outrage à agent public est passible de six mois de prison et de 7 500 euros d'amende.

Voici le texte, signé notamment par Jean-François Copé et ses principaux soutiens, ainsi que Xavier Bertrand, Benoist Apparu et Laurent Wauquiez.

Poursuivi par l'Union syndicale des magistrats (USM) après ses propos contre le juge bordelais Jean-Michel Gentil, qui a mis en examen Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt, Henri Guaino "ne renie pas ses propos, bien au contraire", selon Le Figaro. Le député a ainsi déclaré au quotidien : "ce que j'ai dit est certes violent, mais c'est mon opinion, et jusqu'à nouvel ordre, le délit d'opinion n'existe pas ! Sinon, on est plus en République. Personne ne doit pouvoir échapper à la critique".