Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant répond aux questions des journalistes, le 28 Novembre 2011 lors d'une visite à l'Hôtel de police de Lyon.
Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant répond aux questions des journalistes, le 28 Novembre 2011 lors d'une visite à l'Hôtel de police de Lyon. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Conséquence directe de l'affaire Neyret qui a ébranlé la police judiciaire de Lyon : le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a annoncé lundi 28 novembre la mise en place d'un nouveau code de déontologie au sein de la police nationale.

Il en existe déjà un, créé en 1986 par le ministre socialiste Pierre Joxe, comme le rappelle 20minutes.fr.

Par ailleurs, Claude Guéant a installé à Lyon la nouvelle direction de la police judiciaire régionale, après l'affaire Neyret, un "véritable traumatisme" pour ce service qui a cependant "tourné la page".

L'ex-numéro deux, Michel Neyret, a été mis en examen et écroué le 3 octobre notamment pour corruption. Il avait jusqu'alors l'image d'un "grand flic" à l'ancienne, très respecté, ayant notamment résolu de nombreuses affaires de vols et le démantèlement de puissantes filières internationales de drogue.

FTVi détaille les quatre mesures de Claude Guéant pour renforcer la déontologie des policiers.

1. Améliorer la formation

La première des quatre mesures annoncées lundi par le ministre de l'Intérieur consistera à "renforcer les formations, initiales et continues, et sensibilisations en matière d'éthique et de déontologie".

2. Dépoussièrage du code

Il s'agira ensuite, a poursuivi Claude Guéant, de "rénover le code de déontologie de la police nationale, en y intégrant un certain nombre de textes récemment parus, je veux parler notamment de la loi sur le respect de la personne humaine", de même que "la prise en compte de la réputation du service".

3. Une équipe "déontologie" au sein de la police des polices

Parallèlement, sera créée au sein de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices), "une équipe d'appui à la pratique déontologique", a ajouté le ministre de l'Intérieur. Cela permettra aux "fonctionnaires de police, s'ils ont un souci, une question, sur l'interprétation d'un texte, ou une attitude à adopter, un comportement, un contact à avoir, de se retourner vers une équipe d'experts, de praticiens expérimentés, (à même de) répondre à leur préoccupation", a expliqué le ministre.

4. Un code pour l'attitude envers les sources

Enfin "un code du traitement des sources" sera publié, à l'instar de celui concernant le renseignement. Les "difficultés que les policiers ont pu rencontrer dans le passé viennent souvent du traitement des sources" a commenté le ministre. "Donc, les règles vont être rappelées, précisées, sous la forme d'un livret à destination des fonctionnaires de police qui sont chargés des tâches d'investigation", a-t-il dit. En matière de traitement des sources, "l'une des règles importantes est qu'il faut toujours veiller à ce qu'il y ait un référent hiérarchique".