Bygmalion : trois ex-cadres de l'UMP mis en examen pour "faux, usage de faux et abus de confiance"

Ils sont accusés de faux, usage de faux et abus de confiance. 

(de g à D), Eric Cesari, directeur général adjoint de l'UMP, Guillaume Bataille, Jérôme Lavrilleux et Jean-François Copé, au siège du parti à Paris, le 30 mars 2014. 
(de g à D), Eric Cesari, directeur général adjoint de l'UMP, Guillaume Bataille, Jérôme Lavrilleux et Jean-François Copé, au siège du parti à Paris, le 30 mars 2014.  ( WITT / SIPA)

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Après les cadres de la société Bygmalion, les enquêteurs ont interrogé ceux de l'UMP. Trois anciens cadres de l'UMP ont été mis en examen pour faux et usage de faux et abus de confiance, samedi 4 octobre dans cette affaire de fausses factures réalisées dans le cadre de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Il s'agit d'Eric Cesari, ancien directeur général adjoint de l'UMP, surnommé "l'œil de Sarko", de Fabienne Liadze, ex-directrice financière du parti et de Pierre Chassat, ancien directeur de la communication. 

Tous trois sont placés sous contrôle judiciaire. Ils ont interdiction de rencontrer ou contacter Jean-François Copé ou Nicolas Sarkozy. Interpellés dans l'enquête Bygmalion sur un système de fausses factures lors de la campagne présidentielle de 2012, ils avaient été arrêtés à leurs domiciles jeudi matin et conduits dans les locaux de l'office anti-corruption de la police judiciaire, à Nanterre.

Mercredi, ce sont trois anciens dirigeants de Bygmalion, la principale société prestataire des meetings de Nicolas Sarkozy qui ont été mis en examen. Bastien Millot et Guy Alvès, les cofondateurs de la société l'ont été pour complicité de faux et usage de faux tandis que l'ex-patron de la filiale événementielle de la société, Event and Cie, Franck Attal, a, lui, été mis en examen pour faux et usage de faux.