Bygmalion : perquisitions aux bureaux et au domicile de Jean-François Copé

Elles ont eu lieu jeudi matin, annoncent LCI et RTL, dans le cadre de l'enquête sur des surfacturations présumées au sein de l'UMP. 

Jean-François Copé, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 16 décembre 2014.
Jean-François Copé, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 16 décembre 2014. (BERTRAND GUAY / AFP)

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L'enquête sur l'affaire Bygmalion se poursuit. Le bureau de Jean-François Copé à l'Assemblée nationale a été perquisitionné, rapportent LCI et RTL, jeudi 22 janvier. Une information confirmée auprès de BFMTV par l'entourage du député-maire UMP de Meaux (Seine-et-Marne).

Le Journal du Dimanche ajoute, lui, que les enquêteurs se sont d'abord rendus, à 7h30, au domicile parisien de l'élu, dans le 16e arrrondissement, avant d'aller au cabinet d'avocat qu'il partage avec sa sœur, rue de l'Université. Son bureau à l'Assemblée nationale a été le dernier lieu visité. Et les perquisitions étaient toujours en cours à 16 heures, selon le JDD.

SMS compromettant

Englué dans cette affaire de surfacturations présumées au sein de l'UMP, Jean-François a quitté ses fonctions à la tête du parti au mois de mai.  En février 2014, Jean-François Copé est accusé d'avoir "sponsorisé avec l'argent de l'UMP" la société de communication Bygmalion. Prestataire pour le parti, l'entreprise aurait surfacturé certaines de ses prestations lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2012.

Si Jean-François Copé dit tout ignorer de cette affaire, Guillaume Lambert, ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, a révélé, au mois de juin, un SMS compromettant pour le député de Seine-et-Marne. Dans ce message, il alertait le président de la République d'alors du dérapage des dépenses liées à sa campagne présidentielle.