Affaire Bygmalion : Fillon contredit Sarkozy

Contrairement à Nicolas Sarkozy, l'ex-Premier ministre assure avoir entendu parler de l'agence Bygmalion avant la campagne présidentielle de 2012.

L'ancien Premier ministre, François Fillon, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, le 4 septembre 2014.
L'ancien Premier ministre, François Fillon, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, le 4 septembre 2014. (MAXPPP)

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C'est un pavé lancé dans la mare de Nicolas Sarkozy. L'ex-Premier ministre, François Fillon, a pris une fois de plus le contrepied de l'ancien chef de l'Etat, mercredi 1er octobre, en assurant avoir "bien sûr" entendu parler avant la présidentielle de 2012 de l'agence de communication Bygmalion.

"Je n'étais pas associé à l'organisation de la campagne de 2012 mais j'ai souvent entendu parler de Bygmalion [avant la campagne], et j'ai souvent vu que Bygmalion était une entreprise qui travaillait régulièrement avec l'UMP", a déclaré François Fillon sur BFMTV. Des déclarations qui vont à rebours de celles de Nicolas Sarkozy, qui avait assuré, le 21 septembre sur France 2, avoir "appris le nom de Bygmalion longtemps après la campagne présidentielle".

"Je pars du principe que je fais confiance au candidat"

François Fillon affirme également ne pas s'être posé de question sur le coût des meetings du candidat Sarkozy : "Je n'ai jamais organisé de campagne présidentielle. Et puis, je pars du principe que je fais confiance au candidat et à ceux qui organisent la campagne", lâche-t-il.

Trois anciens dirigeants de la société Bygmalion ont été mis en examen, mercredi, dans l'enquête sur un système de fausses factures dans la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Après 48 heures de garde à vue, les deux cofondateurs de Bygmalion, Guy Alvès et Bastien Millot, ont été mis en examen pour complicité de faux et d'usage de faux. Leur contrôle judiciaire leur interdit notamment de rencontrer l'ancien patron de l'UMP, Jean-François Copé, dont ils étaient très proches, mais aussi Nicolas Sarkozy.