Dans l'émission "Des paroles et des actes", l'ancien Premier ministre a été interrogé à propos du livre de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Camille Pascal. Celui-ci relate une grosse colère de Sarkozy contre Philippe Varin, le patron de PSA, pour qu'il repousse l'annonce du plan social après l'élection présidentielle, sous-entendant que cette annonce aurait pu faire ombrage au candidat Sarkozy.
"C'est absolument faux ce que vous dites. On a un président de la République qui ne veut pas effectivement" de ce plan social, a rétorqué l'ancien Premier ministre. Et de souligner que ce n'était pas une manœuvre politique : Nicolas Sarkozy n'a pas "demandé qu'on repousse l'annonce, il (a) demandé qu'on repousse le plan social, ça ne revient pas du tout au même" ."C'est un choix politique, qu'on peut discuter d'ailleurs (...) qu'il avait d'ailleurs déjà fait au moment de la crise de 2008 en disant à l'industrie automobile 'je n'accepte pas que vous licenciez et je vais vous aider'", a ajouté François Fillon.
"Il aurait été un peu étrange que juste à la veille de l'élection présidentielle, le président de la République française, qui avait tout fait pour empêcher les licenciements dans l'industrie automobile, dise à M. Varin 'mais allez-y, je vous en prie, c'est vraiment le moment de le faire'", a-t-il encore ironisé.