Une bagarre a éclaté mardi 30 avril au parlement vénézuélien entre députés de la majorité et de l'opposition. Cette altercation constitue la dernière illustration en date des tensions politiques qui agitent le pays depuis l'élection présidentielle du 14 avril.

Les parlementaires en sont venus aux mains juste après le vote d'un texte. Celui-ci interdit à l'opposition de s'exprimer dans l'hémicycle, en réponse au refus de l'opposition de reconnaître la victoire de Nicolas Maduro, le dauphin d'Hugo Chavez. Une banderole "coup d'Etat au Parlement" a été déroulée dans l'enceinte de la chambre. 

"Je ne suis pas le seul à avoir été frappé. Ils ont frappé plusieurs députés", a raconté, le visage ensanglanté et un œil tuméfié, le député de droite Julio Borges, sur la chaîne de télévision privée Globovision. La députée socialiste Odalis Monzon a, de son côté, indiqué qu'elle avait été "attaquée par les bancs de l'opposition", sur la chaîne parlementaire qui retransmettait en direct la session.

Le député de l'opposition Julio Borges, après la bagarre avec la majorité dans l'enceinte du Parlement, le 30 avril 2013 à Caracas (Venezuela). 
Le député de l'opposition Julio Borges, après la bagarre avec la majorité dans l'enceinte du Parlement, le 30 avril 2013 à Caracas (Venezuela).  (HO / PRIMERO JUSTICIA PRESS OFFICE / AFP)