Venezuela : un piratage de l'opérateur national coupe sept millions de téléphones

Plus de la moitié des utilisateurs de la compagnie nationale de téléphonie mobile vénézuélienne ont été privés de service par une attaque informatique.

Un Vénézuelien utilise sont téléphone portable en Colombie, le 30 juillet 2017.
Un Vénézuelien utilise sont téléphone portable en Colombie, le 30 juillet 2017. (LUIS ROBAYO / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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La crise continue au Venezuela. Cette fois, elle touche directement les téléphones portables des habitants. Plus de la moitié des utilisateurs de la compagnie nationale de téléphonie mobile vénézuélienne ont été privés de service par une attaque informatique, mercredi 9 août. Une complication de plus pour le gouvernement de ce pays en proie aux manifestations contre le pouvoir depuis plus de quatre mois.

"Ces actions terroristes ont touché la plateforme Movilnet mercredi, laissant 7 des 13 millions d'utilisateurs de cet opérateur d'Etat sans service de communication", selon un communiqué lu par le ministre des Sciences et de la Technologie, Hugbel Roa. D'après le ministre, le système de télécommunications vénézuélien avait déjà été la cible, lundi 7 août, d'une attaque massive visant des dizaines de sites internet d'entités publiques et d'entreprises privées.

Des attaques ciblaient aussi le réseau de fibre optique

Un groupe de pirates informatiques qui se présente sous le nom de The Binary Guardians (les gardiens binaires) a revendiqué l'attaque de sites tels que celui du gouvernement, de la Cour suprême ou du Parlement. Le Venezuela compte deux autres opérateurs de téléphonie mobile privés : l'espagnol Movistar et Digitel.

Le ministère a également dénoncé des attaques ciblant le réseau de fibre optique du pays, ayant privé de connexion internet sept Etats régionaux. "Les attaques qui sont menées avec la collaboration d'agents extérieurs tentent une fois de plus d'affecter le système de connectivité de notre pays", a souligné Hugbel Roa, assurant que les organismes de sécurité de l'Etat avaient ouvert une enquête.