Un fuite de gaz massive, en cours depuis plusieurs mois et très nocive pour l'environnement "temporairement sous contrôle", à Los Angeles

Quelque 4 500 habitants du quartier ont été contraints de déménager, souffrant notamment de migraines à cause des rejets de méthane.

Des manifestants protestent à Porter Ranch, Los Angeles (Californie), pour dénoncer la fuite de gaz qui s'est déclarée en octobre dans ce quartier, le 23 janvier 2016. 
Des manifestants protestent à Porter Ranch, Los Angeles (Californie), pour dénoncer la fuite de gaz qui s'est déclarée en octobre dans ce quartier, le 23 janvier 2016.  (MARK RALSTON / AFP)

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La catastrophe environnementale en cours depuis plus de quatre mois à Los Angeles, touche-t-elle à sa fin ? Jeudi 11 février, la société de distribution SoCalGas a annoncé que la fuite massive de méthane émanant d'un puits gazier d'un quartier de la ville est "temporairement sous contrôle." 

Elle avait jusqu'à présent prévu d'enrayer la fuite d'ici la fin du mois au plus tard.La fuite, constatée en octobre, sera cependant officiellement "déclarée terminée une fois que l'autorité californienne du pétrole et des ressources géologiques (DOGGR) aura confirmé que le puits est définitivement scellé", ajoute SoCalGas.

Migraines, saignements de nez et nausées chez beaucoup de résidents

La fuite est considérée comme une catastrophe environnementale par de nombreux experts, car le méthane est un gaz à effet de serre environ 80 fois plus nocif pour la couche d'ozone que le dioxyde de carbone.

Le méthane est un gaz inodore mais des additifs nauséabonds ont entraîné des migraines, saignements de nez et nausées chez beaucoup de résidents de Porter Ranch, le quartier où se trouve le puits défectueux, forçant quelque 4 500 d'entre eux à déménager.

SoCalGas a rappelé qu'elle avait commencé le 4 décembre à forer un puits de secours pour ensuite boucher totalement le réservoir qui fuyait.