VIDEO. Etats-Unis : un milliardaire lance une campagne de publicité pour destituer Donald Trump

Il a dépensé plus de 10 millions de dollars de sa poche pour mener cette campagne, selon CNN. 

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franceinfoFrance Télévisions

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"Il nous a amenés au bord de la guerre nucléaire", "il a fait obstruction à la justice", "il a accepté de l'argent de pays étrangers et a menacé de faire fermer des organes de presse." Dans son spot publicitaire, le milliardaire américain Tom Steyer s'en prend durement au président des Etats-Unis, Donald Trump. Vendredi 20 octobre, ce financier connu pour soutenir – notamment à coup de millions de dollars – le parti démocrate, a lancé une campagne demandant la destitution de Donald Trump, rapporte CNN (lien en anglais)

Selon lui, Donald Trump "réprésente un véritable danger, est instable psychologiquement et a à sa disposition des armes nucléaires", dit-il dans la vidéo diffusée à la télévision dans les états de New York et de Californie, tous deux à majorité démocrate. 

Selon un proche du milliardaire, pour cette campagne, qui se décline aussi sur internet avec un site web et l'achat d'espaces de publicité, il a dépensé plus de 10 millions de dollars de sa poche, poursuit CNN. 

Une destitution encore peu probable 

Alors que le parti républicain est majoritaire au Congrès, une destitution semble encore peu probable, au moins jusqu'aux élections de mi-mandat. Pour l'instant, seuls deux députés démocrates ont évoqué la possibilité de lancer une telle procédure, tandis qu'un troisième, un républicain, envisagerait la même chose, rappelle CNN. 

C'est pourquoi Tom Steyer demande "que les élus prennent position". Philanthrope se présentant comme un défenseur de l'environnement, le milliardaire n'écarte d'ailleurs pas lui-même une carrière en politique. Selon la chaîne, il envisagerait de se présenter pour devenir sénateur de Californie. 

Le président américain, Donald Trump, lors d\'un meeting à Huntsville, en Alabama, le 22 septembre 2017. 
Le président américain, Donald Trump, lors d'un meeting à Huntsville, en Alabama, le 22 septembre 2017.  (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)