Macron : "Ma poignée de main avec Trump, ce n'est pas innocent. C'est un moment de vérité"

Dans une interview au "JDD", le président de la République est revenu sur sa longue et appuyée poignée de main avec son homologue américain.  

Donald Trump et Emmanuel Macron, lors de leur (très longue) poignée de main, le 25 mai à Bruxelles (Belgique). 
Donald Trump et Emmanuel Macron, lors de leur (très longue) poignée de main, le 25 mai à Bruxelles (Belgique).  (PETER DEJONG / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Tous les détails ont leur importance en politique, y compris les gestes les plus anodins. Emmanuel Macron affirme que la poignée de main qu'il a échangée, jeudi 25 mai à Bruxelles, avec Donald Trump, "ce n'est pas innocent", dans un entretien au Journal du dimanche, dimanche 28 mai. 

"Ma poignée de main avec lui, ce n'est pas innocent, ce n'est pas l'alpha et l'oméga d'une politique mais un moment de vérité", confie à l'hebdomadaire le nouveau président de la République. 

Il faut montrer qu'on ne fera pas de petites concessions, même symboliques, mais ne rien sur-médiatiser non plus

Emmanuel Macron

au JDD

Le président français Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump ont échangé une insolite poignée de main jeudi à Bruxelles, longue et appuyée, interprétée par certains comme un moment de diplomatie viril.

Donald Trump est connu pour secouer le bras de ses visiteurs avec une puissante poignée de main. Sous l'œil d'une caméra, avant un déjeuner de travail à l'ambassade américaine à Bruxelles, Emmanuel Macron a résisté pendant cinq secondes au président américain, mâchoire serrée, le regard planté dans celui de son homologue.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, et son homologue français, Emmanuel Macron, à l\'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles (Belgique), le 25 mai 2017.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, et son homologue français, Emmanuel Macron, à l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles (Belgique), le 25 mai 2017. (MANDEL NGAN / AFP)

"Donald Trump, le président turc ou le président russe sont dans une logique de rapport de forces, ce qui ne me dérange pas. Je ne crois pas à la diplomatie de l'invective publique mais dans mes dialogues bilatéraux, je ne laisse rien passer, c'est comme cela qu'on se fait respecter", assure le Chef de l'Etat.