Les Palestiniens s'inquiètent de l'influence de Donald Trump sur les négociations pour un accord de paix

Le président des États-Unis, Donald Trump, et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, se sont rencontrés mercredi. Ils ont notamment abordé le sujet des accords de paix, ce qui inquiète les Palestiniens.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu (à gauche) à Washington, aux côtés du président des États-Unis, Donald Trump.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu (à gauche) à Washington, aux côtés du président des États-Unis, Donald Trump. (MANDEL NGAN / AFP)
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Etienne MoninfranceinfoRadio France

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La solution à deux États pour tenter de régler le conflit israélo-palestinien n’est plus la seule défendue officiellement par les États-Unis. Le président Donald Trump l’a confirmé, mercredi 15 février, lors de la très chaleureuse visite du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu.

Certes, Donald Trump a demandé de la retenue sur la colonisation, mais il a semblé ouvert à tous les types de solutions dans le cadre d’un accord de paix, qu’il compte impulser avec l’aide d’autres pays. Des déclarations et une position qui inquiètent les Palestiniens.

Un État ou deux États ?

Avec ses mosaïques, le palais d’Hisham, à Jéricho (Cisjordanie), est un des sites touristiques les plus prometteurs de Palestine. Il incarne l’avenir et le désir de normalité. Il a été renové il y a trois ans par une agence américaine. Mais cette époque semble aujourd'hui lointaine. L’administration est maintenant aux mains de Donald Trump, et il n’y a rien à y gagner, estime Sam Saïd, guide touristique dans la région.

Ce qu'il cherche Trump, c'est les problèmes. Trump n'aime pas les Palestiniens, il aime les Israéliens. Il parle de choses qu'il ne connaît pas.

Sam Saïd, guide touristique dans la région de Jéricho

à franceinfo

Pourtant, on ne peut pas dire que les Palestiniens soient ignorés par la nouvelle administration. Si le président a une position très proche des Israéliens, le patron de la CIA a rencontré le président de l'autorité palestinienne et il y a eu un contact à Washington.

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) n’a d’ailleurs pas l’air bousculé par ces menaces autour de la solution à deux États. "La véritable alternative à un État palestinien placé à côté de l'État d'Israël, c'est un État démocratique et laïque dans lequel les juifs, les musulmans et les chrétiens seraient égaux en droit", explique Saeb Ereka.

Mais cette solution a un État pour deux peuples est aussi rejetée par une bonne partie des Israéliens. Beaucoup estiment qu’elle empêche l’établissement d’un État qui serait, comme ils le souhaitent, à la fois juif et démocratique.

Etienne Monin est allé en Cisjordanie pour savoir comment les Palestiniens voient l'arrivée du nouveau président américain.
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