Etats-Unis : Donald Trump accusé d'avoir partagé des informations confidentielles sur l'Etat islamique avec Moscou

Selon le "Washington Post", la scène aurait eu lieu la semaine dernière à Washington lorsque le président américain a reçu le chef de la diplomatie russe. La Maison Blanche a formellement démenti l'information du quotidien américain.

Le président américain Donald Trump lors d\'une réunion du gouvernement à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 13 mars 2017.
Le président américain Donald Trump lors d'une réunion du gouvernement à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 13 mars 2017. (NICHOLAS KAMM / AFP)
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Sa rencontre à la Maison Blanche avec le chef de la diplomatie russe, mercredi 10 mai, avait déjà fait tiquer quelques observateurs. Mais la teneur présumée de leur discussion risque de ne rien arranger. Selon le Washington Post (en anglais), Donald Trump a partagé des informations hautement classifiées avec Sergueï Lavrov.

Il s'agirait de renseignements concernant une opération du groupe Etat islamique en préparation. Selon le quotidien, le président américain "a commencé à décrire les détails d'une menace terroriste posée par le groupe Etat islamique et liée à l'utilisation d'ordinateurs portables dans des avions". Ces informations avaient été communiquées par un partenaire des Etats-Unis qui n'avait pas donné l'autorisation à Washington de les partager avec Moscou.

"L'histoire, telle qu'elle a été rédigée, est fausse"

La presse américaine explique que la divulgation de ces informations sensibles pourrait donner des indications sur la façon dont elles ont été collectées. Cela pourrait, par ailleurs, mettre en difficulté des sources.

La Maison Blanche a aussitôt démenti l'information. "L'histoire, telle qu'elle a été rédigée, est fausse", a déclaré le général McMaster, qui dirige le Conseil de sécurité nationale, et qui était présent à la réunion. Selon lui, Donald Trump et Sergueï Lavrov ont passé en revue "les menaces posées par des organisations terroristes à nos deux pays, y compris les menaces pesant sur l'aviation civile". "A aucun moment, des méthodes de renseignement ou des sources n'ont été évoquées", a-t-il conclu.