Donald Trump accuse le "communiste" Sanders d'être derrière les violences entourant sa campagne

Un nouvel incident a marqué une réunion publique du candidat favori pour l'investiture républicaine, samedi soir dans l'Ohio. 

Donald Trump, le candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine, le 12 mars 2016 à Cleveland (Ohio).
Donald Trump, le candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine, le 12 mars 2016 à Cleveland (Ohio). (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

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Le républicain Donald Trump a accusé, samedi 12 mars, les partisans du démocrate Bernie Sanders d'être responsables des échauffourées qui ont conduit à l'annulation d'une de ses réunions électorales, la veille à Chicago. Le candidat, favori de la primaire républicaine en vue de la présidentielle américaine en novembre, poursuivait sa campagne par des réunions dans l'Ohio et le Missouri, à trois jours d'un vote primordial dans ces états, ainsi qu'en Floride, en Caroline du Nord et dans l'Illinois.

Sa venue dans l'Ohio a d'ailleurs été marquée par un nouvel incident lors d'une réunion publique de l'homme d'affaires new-yorkais à l'aéroport international de Dayton. Un homme a réussi à franchir les cordons de sécurité près de la tribune et quatre agents des services secrets se sont aussitôt précipités pour entourer et protéger Donald Trump. L'homme, vêtu d'un T-shirt noir et d'un jeans, a été maîtrisé et emmené hors de la salle, n'empêchant pas le milliardaire de poursuivre son discours.

"Bernie, notre ami communiste"

"Tout à coup, une attaque planifiée est arrivée de nulle part", a déclaré Donald Trump en évoquant, à propos des organisateurs de la protestation de Chicago, des "professionnels". Il affirme que ses propres partisans ont été insultés et "harcelés" :  "Ils ont été harcelés par ces autres personnes, ces autres personnes qui, soit dit en passant, pour certaines représentaient Bernie, notre ami communiste."

Aux Etats-Unis, être traité de communiste est politiquement perçu comme une insulte. Bernie Sanders, candidat à la primaire démocrate, se qualifie lui-même de "socialiste démocrate". Le challenger d'Hillary Clinton n'a pas attendu longtemps avant de répondre aux accusations de Donald Trump : "Comme il le fait presque tous les jours, Donald Trump montre aux Américains qu'il est un menteur pathologique. (...) Même si je prends acte du fait que certains de nos partisans étaient présent à la réunion de Donald Trump à Chicago, il va de soi que notre campagne n'a pas organisé le mouvement de protestation".

"Un pays du Tiers monde"

Le président américain Barack Obama a déclaré que les dirigeants politiques "devaient essayer de nous rassembler et ne pas nous monter les uns contre les autres". Hillary Clinton, qui faisait campagne samedi à St.Louis, dans le Missouri, s'en est pris directement à Donald Trump pour sa "rhétorique conflictuelle" qui, selon elle, encourage l'agressivité et la violence.

Ses rivaux républicains ont aussi fait part de leurs critiques : pour John Kasich, Trump a créé un contexte "toxique"; selon Marco Rubio, les images de Chicago font "apparaître les Etats-Unis comme un pays du Tiers monde" ; Ted Cruz a lui qualifié de "tristes" les incidents de la métropole de l'Illinois.

A trois jours d'un nouveau Super Tuesday, ces incidents n'ont pas encore pesé sur les résultats de la primaire républicaine. Marcio Rubio a gagné la primaire de Washington D.C., battant de peu John Kasich. Dans le Wyoming, c'est Ted Cruz qui l'a emporté avec deux tiers des voix, loin devant Marco Rubio et Donald Trump.

Le milliardaire continue tout de même de faire la course en tête en termes de délégués, avec un total de 460, contre 369 pour Ted Cruz, 163 pour Marco Rubio et 63 pour John Kasich. Il faut 1 237 délégués au candidat qui souhaite être investi pour la présidentielle. Les scrutins de mardi, avec 367 délégués en jeu, seront donc un tournant que Donald Trump espère transformer en plébiscite.