De la Corée du Nord au Venezuela, les cinq cibles de Donald Trump à la tribune de l'ONU

Pour son premier passage à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, le président des Etats-Unis n'a pas hésité à taper fort sur une poignée de pays.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, au siège de l\'ONU, à New York, mardi 19 septembre 2017.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, au siège de l'ONU, à New York, mardi 19 septembre 2017. (TIMOTHY A. CLARY / AFP)
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Robin PrudentFrance Télévisions

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Donald Trump sort les gants de boxe. Devant les dirigeants du monde, réunis mardi 19 septembre à New York lors de l'Assemblée générale des Nations unies, le président des Etats-Unis n'a pas mâché ses mots à l'encontre d'une poignée de pays. Dans son viseur : la Corée du Nord, l'Iran, le Venezuela, la Syrie et Cuba. Franceinfo vous résume ses principales attaques.

Il menace de "détruire la Corée du Nord" si Pyongyang lance une attaque

La crise avec la Corée du Nord est toujours vivace. Et Donald Trump a affiché sa fermeté. Le président américain a menacé de "détruire totalement" la Corée du Nord, un "régime vicieux" et "corrompu", si les Etats-Unis ou leurs alliés étaient confrontés à une attaque de Pyongyang.

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Les "Etats-voyous" sont une menace "pour les autres nations et pour leurs propres peuples avec les armes les plus destructrices" au monde, a lancé le président américain lors de son premier discours devant l'Assemblée générale des Nations unies. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, de nouveau qualifié "d'homme-fusée" (ou de "monsieur Missile") en raison de ses ambitions nucléaires, est embarqué dans "une mission-suicide, pour lui-même et pour son régime", a-t-il ajouté.

Il critique l'accord avec l'Iran, l'un "des pires" jamais signés par les Etats-Unis

Donald Trump est mécontent de l'accord nucléaire conclu avec l'Iran, et il le fait savoir. Selon le président américain, il s'agit de "l'un des pires auxquels les Etats-Unis aient jamais participé"Qualifiant l'Iran de "dictature corrompue", le président américain a voué aux gémonies l'accord de 2015 conclu entre Téhéran et les grandes puissances, dont Washington, pour contrôler le programme nucléaire iranien.

"L'accord avec l'Iran est l'une des transactions les pires et les plus biaisées dans lesquelles les Etats-Unis soient jamais entrés. Franchement, cet accord est un embarras pour les Etats-Unis et je ne pense pas que vous ayez fini d'en entendre parler. Croyez-moi", a averti Donald Trump, sans pour autant dévoiler clairement ses intentions. Le président américain doit, le 15 octobre, dire au Congrès s'il estime que Téhéran respecte ses engagements, comme l'estime l'AIEA, l'agence internationale de l'Energie atomique.

Il condamne le régime de Bachar Al-Assad 

Donald Trump tape du point sur la table au sujet de la Syrie"Le régime de Bachar Al-Assad est criminel, a lancé le président des Etats-Unis depuis la tribune de l'ONU. Il a eu recours à des armes chimiques contre sa population et contre des enfants (...). C'est la raison pour laquelle les Etats-Unis ont mené une opération militaire contre une base militaire."

Il dénonce la "dictature socialiste" au Venezuela

Parmi ses autres cibles, le Venezuela. Le président américain a dénoncé une "situation inacceptable" et la "dictature socialiste" du président Nicolas Maduro. "Nous ne pouvons pas rester sans rien faire. En tant que voisin et ami responsable, nous devons avoir un but pour les Vénézuéliens : récupérer leur liberté, remettre le pays sur les rails et regagner la démocratie", a souligné Donald Trump, en se disant prêt à "de nouvelles actions", sans préciser lesquelles.

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Il blâme le gouvernement cubain

Donald Trump rompt définitivement avec l'ouverture vers Cuba, initiée par son prédécesseur à la Maison Blanche. "Nous ne lèverons pas nos sanctions contre Cuba" si le gouvernement de La Havane ne fait pas d'importantes réformes, a promis Donald Trump, depuis la tribune de l'ONU. Comme pour le Venezuela, le président américain a taclé le système politique mis en place sur l'île. "Le problème, (...) ce n'est pas que le socialisme a été mal mis en œuvre. Le problème, c'est qu'il a été mis en œuvre", a-t-il lancé depuis la tribune.