Des députés britanniques vont étudier la possibilité de bannir Donald Trump

Une pétition en ce sens initiée par des citoyens a recueilli suffisamment de signatures pour que des élus en débattent.

Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump, le 2 janvier 2016 dans un meeting organisé à Biloxi (Mississippi).
Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump, le 2 janvier 2016 dans un meeting organisé à Biloxi (Mississippi). (SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

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Donald Trump et sa mèche folle pourraient ne pas avoir le droit d'atterrir au Royaume-Uni. Des députés britanniques vont en effet débattre le 18 janvier de la pétition réclamant d'interdire Donald Trump de séjour en Grande-Bretagne. Ce texte avait été lancé par des citoyens après les déclarations du candidat à la primaire républicaine, qui proposait d'empêcher "temporairement" les musulmans d'entrer aux Etats-Unis.

La commission des pétitions de la Chambre des Communes a décidé mardi 5 janvier de tenir ce débat. La discussion n'aura toutefois pas lieu dans la chambre proprement dite mais dans une petite pièce à Westminster Hall, la plus vieille partie du palais de Westminster, et il n'y aura pas de vote à la fin.

Selon les règles en vigueur, la commission est en effet saisie dès qu'une pétition dépasse les 100 000 signatures. Celle contre Donald Trump a recueilli environ 568 000 signatures.

Cameron avait fustigé des déclarations "stupides et fausses"

Le milliardaire américain s'est attiré une pluie de critiques dans le monde entier après avoir proposé d'empêcher les musulmans d'entrer aux Etats-Unis suite à la mort de 14 personnes dans une fusillade à San Bernardino, en Californie.

Il avait de plus affirmé qu'il existait à Paris et à Londres des zones radicalisées où les policiers refusaient d'entrer, une assertion immédiatement démentie dans les deux capitales. Le Premier ministre britannique David Cameron avait qualifié ces déclarations de "clivantes, stupides et fausses". "S'il venait dans notre pays, nous serions tous unis contre lui", avait-t-il ajouté.