La CIA se cacherait-elle derrière un groupe de pirates informatiques ?

L'entreprise de cybersécurité Symantec affirme que le groupe de pirates Longhorn utilise les mêmes méthodes et logiciels que la CIA.

Un homme traverse le hall d\'entrée du siège de la CIA, à Langley (Virginie, Etats-Unis), le 14 août 2008.
Un homme traverse le hall d'entrée du siège de la CIA, à Langley (Virginie, Etats-Unis), le 14 août 2008. (SAUL LOEB / AFP)
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Mais qui se cache derrière le groupe de hackers Longhorn ? Ce pourrait bien être la CIA, à en croire l'entreprise de cybersécurité Symantec. "Longhorn a infecté 40 cibles dans au moins 16 pays, au Moyen-Orient, en Europe, en Asie et en Afrique", détaille la firme, citée par Le Mondelundi 10 avril. Symantec estime, depuis plusieurs années déjà, que le groupe, actif depuis au moins 2011, serait lié à un Etat.

Symantec pense désormais que ce "pirate Etat-nation" n'est autre que Washington. L'entreprise a formulé cette hypothèse après avoir pris connaissance de documents rendus publics par WikiLeaks et attribués à la CIA. Les méthodes et les logiciels utilisés par Longhorn sont en effet exactement les mêmes que ceux décrits dans les fichiers révélés par le site de Julian Assange, précise Le Monde.

Des virus similaires

Symantec, qui traque le groupe de hackers depuis trois ans, assure que les nouveautés ajoutées à l'un de ses virus sont les mêmes que celles ajoutées au même moment à un logiciel de la CIA. Les pirates seraient en outre basés en Amérique du Nord et parleraient anglais, selon Mashable. L'un de leurs mots de passe est ainsi "SCOOBYSNACK", une référence au dessin animé américain Scoobydoo"Il est possible que les activités de Longhorn et celles des documents [publiés par WikiLeaks] soient le travail d’un même groupe", conclut Symantec.