Etats-Unis : l'Arkansas exécute son premier condamné à mort depuis douze ans

Cet Etat du sud prévoit d'autres exécutions d'ici la fin du mois, en raison de la péremption prochaine d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Une voiture de police bloque une route d\'accès à la prison de Cummins à Little Rock, dans l\'Arkansas (Etats-Unis), le 20 avril 2017.
Une voiture de police bloque une route d'accès à la prison de Cummins à Little Rock, dans l'Arkansas (Etats-Unis), le 20 avril 2017. (KELLY P. KISSEL/AP/SIPA / AP)
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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

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Cela faisait douze ans que l'Etat de l'Arkansas, dans le sud des Etats-Unis, n'avait pas procédé à l'exécution d'un condamné à mort. Mais jeudi 20 avril au soir, à 23h56, Ledell Lee, 51 ans, a reçu une injection létale dans la prison de Cummins, à Little Rock. Son exécution est survenue au terme d'une bataille juridique qui a mis en question certains aspects du recours à la peine de mort aux Etats-Unis.

Ledell Lee avait passé plus de vingt ans dans le couloir de la mort. Il avait été condamné en 1993 pour avoir tué avec un objet contondant une femme, Debra Reese. Le détenu affirmait son innocence et demandait des tests ADN qui, aux dires de ses avocats, auraient démontré qu'il n'était pas le coupable.  

Sept autres exécutions planifiées

L'Arkansas compte mettre à mort sept autres condamnés entre le 17 et le 27 avril. Un rythme d'exécutions inédit que l'Etat justifie par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Ces condamnations font l'objet de multiples et d'âpres batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis.

Jusqu'à présent, quatre condamnés ont obtenu des sursis. La Cour suprême des Etats-Unis avait mis son veto lundi à l'exécution de l'un d'entre eux, Don Davis, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas.