Etats-Unis : Dylann Roof condamné à mort pour ses neuf meurtres racistes dans une église à Charleston

Il avait perpétré une fusillade le 17 juin 2015 au sein de l'Emanuel African Methodist Episcopal Church, un lieu symbole de la lutte des noirs contre l'esclavage.

Dylann Roof apparaît sur la télévision du tribunal, le 19 juin 2015 à Charleston, en Caroline du Sud (Etats-Unis).
Dylann Roof apparaît sur la télévision du tribunal, le 19 juin 2015 à Charleston, en Caroline du Sud (Etats-Unis). (REUTERS)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Il n'a exprimé ni regrets ni excuses. L'Américain Dylann Roof a été condamné, mardi 10 janvier, à la peine de mort, pour avoir tué neuf paroissiens noirs d'une église de la ville de Charleston, en Caroline du Sud (Etats-Unis), en 2015. Le jeune homme de 22 ans, qui a assuré lui-même sa défense ces derniers jours, a écouté l'énoncé du verdict sans trahir d'émotion.

La fusillade qu'il a perpétrée avait d'autant plus marqué l'opinion publique nationale et internationale qu'elle avait ensanglanté le 17 juin 2015 une église, et pas n'importe laquelle : un lieu symbole de la lutte des noirs contre l'esclavage. De fait, l'Emanuel African Methodist Episcopal Church rassemble la plus ancienne communauté noire de Charleston, ville historique de l'époque des plantations.

A l'audience, des chaussures avec des symboles racistes

Convaincu d'une suprématie des Blancs sur les autres races qu'il considère inférieures, Dylan Roof n'aura jamais cherché à atténuer ses crimes. Il a même poussé la provocation jusqu'à porter lors de récentes audiences des chaussures affichant des symboles racistes.

La détermination glaçante de Dylann Roof a ajouté à l'effroi : le jour des faits, il avait tranquillement prétendu participer à une séance d'étude de la Bible, avant d'ouvrir le feu sur les fidèles réunis. "Je dois le faire. Vous violez nos femmes et vous vous emparez de notre pays. Vous devez partir", avait-il prononcé en rechargeant son calibre 45.

"J'estime toujours qu'il fallait que je le fasse"

Mardi, il a une dernière fois justifié par ses convictions personnelles cet acte, dans la plaidoirie finale de son procès. "J'ai estimé que je devais le faire, et j'estime toujours qu'il fallait que je le fasse", a-t-il déclaré, peu après que le procureur eut requis la peine capitale à son encontre.

Déjà déclaré coupable mi-décembre de ces neuf meurtres racistes, Dylann Roof comparaissait depuis début janvier pour la seconde phase de son procès, celle de la détermination de sa peine. Les douze jurés sont finalement tombés d'accord à l'unanimité sur les facteurs aggravants concernant ses homicides, notamment la préméditation et l'absence de remords, sans trouver de circonstances atténuantes.