"Detroit", une illustration de la haine raciale aux États-Unis

Dans Detroit, la cinéaste Kathryn Bigelow revient sur les émeutes raciales qui avaient enflammé la métropole en 1967. Un film fort d'où surgit la violence policière encore très actuelle

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En juillet 1967, la ville de Detroit s'embrase : cinq jours d'affrontement entre une communauté noire entassée dans des quartiers insalubres et une police blanche à 95% réputée pour sa brutalité. Une guérilla urbaine qui fit 43 morts et 1 200 blessés et que ressuscite avec un réalisme saisissant la cinéaste Kathryn Bigelow. La caméra embarquée au plus près des acteurs n'épargne rien de la haine et des violences de la police devenue soudain enragée.

Sortie mercredi 11 octobre

Les policiers iront jusqu'à séquestrer et torturer de jeunes clients noirs d'un motel soupçonnés à tort d'un coup de feu. Une nuit de terreur durant laquelle trois hommes seront abattus à bout portant par des policiers viscéralement racistes. Jugés pour ces trois meurtres, ils ont pourtant été innocentés. Un racisme toujours prospère. Une semaine après la sortie du film aux États-Unis, les suprémacistes blancs manifestaient à Charlottesville (Virginie). Detroit, un film puissant, virtuose et nécessaire à l'heure où l'Amérique est engluée dans un racisme devenu ordinaire.

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L\'acteur John Boyega interprète le rôle de Melvin Dismukes, un agent de sécurité noir.
L'acteur John Boyega interprète le rôle de Melvin Dismukes, un agent de sécurité noir. (NICHOLAS HUNT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)