Barack Obama va soumettre au Congrès un plan pour fermer la prison de Guantanamo

La fermeture cette prison hautement controversée sur l'île de Cuba, mise en place après les attentats du 11-Septembre, faisait partie des promesses de campagne du président américain.

La prison américaine de Guantanamo, située sur l'île de Cuba, photographiée le 19 janvier 2012.
La prison américaine de Guantanamo, située sur l'île de Cuba, photographiée le 19 janvier 2012. (JIM WATSON / AFP)

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"Il s'agit de refermer un chapitre de notre histoire." Barack Obama a détaillé, mardi 23 février, un plan pour fermer la prison de Guantanamo, qui "affaiblit notre sécurité [celle des Etats-Unis]". L'établissement, hautement controversé, est situé sur l'île de Cuba, et a été ouvert en 2002 par George W. Bush à la suite des attentats du 11-Septembre. Le plan, préparé par le Pentagone, va être soumis à l'approbation du Congrès, précisé le président américain.

La fermeture de Guantanamo faisait partie des promesses de campagne de Barack Obama, en 2008. Une promesse non tenue jusqu'à présent.

Treize sites pour accueillir les détenus

Un peu avant l'intervention du président, des responsables de l'administration Obama ont confié que le plan élaboré par le Pentagone dressait une liste de 13 sites aux Etats-Unis, où les détenus de Guantanamo pourraient être transférés. Mais la liste exhaustive n'a pas été communiquée et aucun site n'a été spécialement recommandé.

Le coût total de ce transfert serait significatif, se situant dans une fourchette de 290 à 475 millions de dollars (de 263 à 430 millions d'euros).

Devant la presse, le président américain a jugé que le maintien de la prison de Guantanamo, qui compte encore 91 détenus, était contraire aux valeurs de l'Amérique et nuisait à l'image des Etats-Unis sur le plan international.

Vives critiques dans l'opposition

"Sa proposition manque de détails cruciaux, requis par la loi, comme le coût exact et le lieu d'un nouveau centre de détention", a critiqué Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants. Le sénateur républicain John McCain a, lui aussi, déploré un projet "vague", mais a annoncé que sa commission tiendrait néanmoins des auditions pour examiner les propositions du président.

Il est fort probable que le Congrès bloque tout mouvement, et l'exécutif américain pourrait être tenté d'agir par décrets. La Maison Blanche est cependant restée, jusqu'ici, évasive sur ce thème.