Turquie : une explosion dans une zone touristique d'Istanbul fait au moins 10 morts

L'explosion s'est produite sur l'esplanade entre la basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue.

Des policiers sécurisent le quartier de la mosquée Bleue à Istanbul (Turquie), le 12 février 2016.
Des policiers sécurisent le quartier de la mosquée Bleue à Istanbul (Turquie), le 12 février 2016. (OZAN KOSE / AFP)
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Une puissante explosion survenue mardi 12 janvier dans le quartier touristique de Sultanahmet, à Istanbul (Turquie), a fait  au moins 10 morts et 15 blessés, selon le gouvernorat de la ville. Elle s'est produite près de la basilique Sainte-Sophie et de la mosquée Bleue, les sites les plus visités de la mégalopole.

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Les autorités turques soupçonnent une origine "terroriste", a indiqué à l'AFP un responsable gouvernemental turc, alors que les médias évoquent la thèse d'un attentat-suicide. Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a convoqué une réunion de crise, avec le ministre de l'Intérieur, Efkan Ala, et le chef des services secrets (MIT), Hakan Fidan.

D'importants effectifs de police sur place

D'importants effectifs de police sont rapidement arrivés sur place, selon les images diffusées par les chaînes d'information turques. Sur cette vidéo publiée par un passant, on voit et on entend les sirènes des ambulances qui interviennent.

La détonation, violente, a été entendue et ressentie à 10h18 locales jusqu'à la place Taksim, à plusieurs kilomètres de distance de Sultanahmet, a indiqué à l'AFP un témoin qui se trouvait sur place.

Un pays en état d'alerte

La Turquie vit en état d'alerte depuis le double attentat-suicide qui a fait 103 morts le 10 octobre devant la gare centrale d'Ankara. Cette attaque, perpétrée à trois semaines des élections législatives anticipées, avait été attribuée par les autorités au groupe jihadiste Etat islamique (EI). 

Deux engins avaient explosé alors que des centaines de personnes se rassemblaient à l'occasion d'une manifestation pour la paix, organisée par l'opposition de gauche et prokurde afin de dénoncer la reprise du conflit entre le régime turc et les rebelles kurdes.