Turquie : le pays coupé en deux

Le président turc, Recep Tayyip Erdoan, a affirmé samedi 15 juillet, qu'il arracherait la tête des traîtres qui ont participé et organisé le putsch manqué il y a un an. Plus d'explications avec Lylia Melkonian.

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En Turquie, il y a les partisans de Recep Tayyip Erdoan, mais il y a aussi les autres, tout aussi nombreux. La Turquie est un pays plus que jamais fracturé. "Les pros et les antis Erdogan ne se parlent plus. Très clairement, la société turque est divisée. Nous avons d'ailleurs été frappés par ce fossé grandissant entre ces deux Turquies par la virulence des propos tenus par les partisans du président Erdogan à l'encontre de ceux qui ne le soutiennent pas", explique Lylia Melkonian.

50 000 personnes arrêtées

Samedi soir dans les quartiers d'Istanbul, des écrans géants pour commémorer le premier anniversaire du coup d'État avorté. Les partisans du président Erdogan écoutent son discours avec ferveur. Le mot "traître" est scandé à plusieurs reprises par le président turc lors d'un rassemblement sur les rives du Bosphore dans un discours pour le moins virulent. Depuis le coup d'État raté, le président turc a arrêté 50 000 personnes et limogé plus de 150 000 policiers, magistrats ou encore enseignants qu'il accuse d'être liés aux putschistes. Comme pour montrer que la purge n'est toujours pas terminée, le président Erdogan vient d'annoncer la prolongation de l'état d'urgence.

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Des partisans du "non" au référendum manifestent à Istanbul, le 17 avril 2017. (BULENT KILIC / AFP)