Bataille rangée dans les rues d'Istanbul. De jeunes manifestants ont de nouveau affronté des policiers en tenue anti-émeute en Turquie, mercredi 11 septembre au soir. Les tirs de feux d'artifice ont répondu aux grenades lacrymogènes. La veille déjà, des heurts avaient éclaté dans plusieurs grandes villes du pays. La mort d'un jeune manifestant, lundi dans des circonstances floues, lors de heurts avec la police à Antakya (sud du pays), a ravivé la contestation qui avait ébranlé en juin le pouvoir islamo-conservateur.

Mercredi, le ministre turc de l'Intérieur Muammer Güler a assuré que la police n'était pas responsable de la mort, deux jours plus tôt, d'un manifestant et a dénoncé une récupération à des fins séditieuses de ce décès.

Depuis début septembre, avec la rentrée universitaire, les manifestations dénonçant la dérive autoritaire du pouvoir ont repris graduellement, à Istanbul et Ankara notamment, mais sans l'ampleur de celles de juin.

Un policier tire une cartouche de gaz lacrymogène en direction des manifestants, le 10 septembre 2013 à Istanbul (Turquie).
Un policier tire une cartouche de gaz lacrymogène en direction des manifestants, le 10 septembre 2013 à Istanbul (Turquie). (OSMAN ORSAL / REUTERS)