Journaliste français détenu en Turquie : Emmanuel Macron va s'entretenir avec le président turc et le sujet sera abordé

Selon l'Elysée, Emmanuel Macron s'entrediendra avec Recep Tayyip Erdogan "dans les prochains jours". Le président français abordera la question de Loup Bureau, le journaliste français détenu en Turquie depuis le 26 juillet. 

Capture écran de la photo de profil Facebook du journaliste français Loup Bureau, incarcéré en Turquie.
Capture écran de la photo de profil Facebook du journaliste français Loup Bureau, incarcéré en Turquie. (FACEBOOK / FRANCEINFO)
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Emmanuel Macron s'entretiendra avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, "dans les prochains jours" et la question de la détention du journaliste français Loup Bureau sera abordé, indique l'Elysée à franceinfo vendredi vendredi 11 août.

Macron suit le dossier avec une "grande attention"

Selon l'Elysée, “le président suit avec une grande attention le dossier Loup Bureau. Il est tenu informé par son équipe diplomatique de l'évolution de la situation concernant ce ressortissant français.” 

Le journaliste pigiste est emprisonné depuis le 26 juillet en Turquie, pour soupçon d'appartenance à une "organisation terroriste armée". Les autorités turques lui reprochent un reportage diffusé sur TV5 Monde en 2013, consacré aux miliciens kurdes des YPG en Syrie, une organisation considérée comme terroriste par Ankara.

En contact avec la famille du journaliste

"Le ministère des Affaires étrangères est en contact avec les autorités turques sur ce dossier et les équipes pleinement mobilisées sont régulièrement en contact avec la famille”, assure encore l'Elysée.

Jeudi, l'avocat du journaliste français, Maître Martin Pradel, avait appelé Emmanuel Macron à "se saisir" de la situation, déplorant l'absence de réactions du président de la République et des autorités. "Ça me paraît bien naturel que le président de la République se saisisse d’une situation aussi grave que celle-ci”, a-t-il lancé sur franceinfo. "Le minimum, c’est quand même de dire aux autorités turques que les autorités françaises souhaitent sa libération si la seule chose qu’on lui reproche est d'être journaliste."