Tunisie : la contestation sociale s'amplifie

La crise économique provoque des tensions. Tunis a décrété un couvre-feu. Le gouvernement est soutenu par la France.

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FRANCE 2

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Les images de la ville de Sidi Bouzid le 21 janvier, en rappellent d'autres. Des manifestations dans les rues, des affrontements avec la police... c'est d'ici, mais aussi de Kasserine, dans le centre de la Tunisie, qu'était partie la contestation en 2010. Elle repart d'ici aussi, après la mort d'un chômeur samedi dernier. Cinq ans après, les raisons de la colère n'ont pas changé : trop de chômage (30% chez les jeunes) et trop d'inégalités. "Que le gouvernement nous donne du boulot, en cinq ans rien n'a changé", s'insurge un jeune manifestant.

Un plan pour l'emploi

La contestation s'est propagée jusqu'à Tunis. Des manifestants y ont saccagé une banque. Dans un pays sous tension, le couvre-feu a été décrété. Face à la menace d'une nouvelle explosion sociale, le Premier ministre tunisien en visite à Paris demande du temps à eux qui crient leur impatience. Son gouvernement vient d'annoncer un plan pour l'emploi. La France a annoncé une aide d'un milliard d'euros pour le soutenir.

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Des jeunes Tunisiens affrontent les policiers anti-émeutes à Kasserine (Tunisie) le 20 janvier 2016.
Des jeunes Tunisiens affrontent les policiers anti-émeutes à Kasserine (Tunisie) le 20 janvier 2016. (CITIZENSIDE / MAHMOUD BEN MOUSSA / AFP)