Prisons : les unités de déradicalisation seront remplacées par des "quartiers d'évaluation de la radicalisation"

Avec son plan de sécurisation des prisons contre la radicalisation violente, le garde des Sceaux prépare la suite de l'expérimentation.

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, lors de l'inauguration de la prison de Riom (Puy-de-Dôme), le 17 octobre 2016.
Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, lors de l'inauguration de la prison de Riom (Puy-de-Dôme), le 17 octobre 2016. (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)
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A la question "ces unités sont-elles un échec ?", Jean-Jacques Urvoas répond : "Non, il fallait le faire, c'était courageux." Le ministre de la Justice a annoncé, mardi 25 octobre, la fin des unités dédiées aux détenus radicalisés,  dans le cadre d'un plan de sécurisation des prisons contre la radicalisation violente.

A la place seront créés six "quartiers d'évaluation de la radicalisation", à Fleury-Mérogis, Fresnes, Osny, Bordeaux et Marseille. Ces quartiers accueilleront une centaine de détenus, pour quatre mois maximum, précise le garde des Sceaux.

Quasi isolement pour les 300 détenus les plus durs

Autre mesure de ce plan de sécurisation des prisons : la création d'équipes de sécurité pénitentiaire, qui seront armées lors des missions extérieures. "Leur mission sera d'assurer la sécurité en détention ou lors des extractions", précise le ministère. Une sous-direction de la sécurité pénitentiaire verra par ailleurs le jour en février 2017.

Enfin, le plan prévoit d'isoler les quelque 300 profils identifiés comme les "plus durs". Ces derniers seront soumis à un régime de détention particulièrement sévère, proche de l'isolement.