Prise en charge des détenus radicalisés : un point sur les nouvelles mesures

Terminées les unités dédiées aux détenus radicalisés en prison. Le gouvernement a décidé de mettre fin à ce dispositif créé il y a neuf mois.

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Le gouvernement a décidé de mettre fin aux unités dédiées aux détenus radicalisés en prison créées il y a neuf mois. "L'expérimentation de ces unités n'a tout simplement pas convaincu la chancellerie. Jusqu'ici, cinq unités dédiées existaient en France : une dans le Nord et quatre en Ile-de-France. Premier problème, elles étaient censées être hermétiques, or elles ne l'étaient pas", explique Manon Bougault.  

Des quartiers d'évaluation de la radicalisation 

Deuxième problème, certaines de ces unités ont été installées dans des prisons où les normes de sécurité n'étaient pas maximales. Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas veut axer la prise en charge de ces détenus sur la sécurité."Tous les détenus radicalisés vont être placés dans des quartiers d'évaluation de la radicalisation. L'objectif est d 'évaluer leur degré de dangerosité. Par groupe de 120 détenus, on va scruter et étudier leur comportement pendant quatre mois maximum.
Les détenus les plus dangereux seront placés à l'isolement ou dans des quartiers pour détenus violents. Les moins dangereux seront mélangés avec des prisonniers de détention classique", conclut la journaliste.
 

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Vue extérieure de la prison de Sequedin (Nord), le 15 avril 2013.
Vue extérieure de la prison de Sequedin (Nord), le 15 avril 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)