Seine-et-Marne : fermeture d'une mosquée de Torcy "légitimant le jihad armé"

Les deux imams ont notamment "apporté leur soutien aux fidèles de la mosquée mis en cause dans la cellule terroriste dite 'de Cannes-Torcy'".

Des fidèles entrent dans la mosquée \"Rahma\", le 12 octobre 2012, à Torcy (Seine-et-Marne). Elle a été fermée, le 11 avril 2017.
Des fidèles entrent dans la mosquée "Rahma", le 12 octobre 2012, à Torcy (Seine-et-Marne). Elle a été fermée, le 11 avril 2017. (MAXPPP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Une mosquée située à Torcy (Seine-et-Marne) a fait l'objet d'une fermeture administrative pour des prêches "légitimant le jihad armé", mardi 11 avril, a indiqué la préfecture, confirmant une information du Parisien. Selon l'arrêté de fermeture pris par le préfet, les deux imams ont notamment "apporté leur soutien aux fidèles de la mosquée mis en cause dans la cellule terroriste dite 'de Cannes-Torcy'", dont le procès doit s'ouvrir le 20 avril.

La mosquée, qui s'était établie dans des bâtiments préfabriqués, ne pourra donc plus accueillir de fidèles. Selon nos confrères de France 3 Paris Ile-de-France, environ 500 personnes venaient prier chaque semaine. Plusieurs perquisitions ont été menées dans la journée, notamment dans la salle de prière, au domicile d'un des imams et chez le président de l'association Rahma. Cette dernière collecte des dons pour la construction d'une nouvelle mosquée. 

"On n'a aucun rapport avec ça"

"La mosquée était devenue un lieu où étaient prônés une idéologie radicale ainsi que des incitations au jihad. Certains prêches, ouvertement hostiles aux lois républicaines, incitaient à la haine envers les autres communautés religieuses, au premier rang desquelles les musulmans chiites et les juifs", a précisé le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl. 

Ce dernier précise que la décision a été prise dans le cadre de l'état d'urgence et qu'elle prend effet immédiatement. La mosquée "Rahma" de Torcy constitue ainsi le troisième lieu de prière fermé depuis le début de l'année. Et cela ne plaît guère. Interrogé par franceinfo, un des imams s'interroge : "Salafistes ? On n'a aucun rapport avec ça !" "Beaucoup d'accusations ne sont pas fondées", assure encore l'imam, qui se dit "persécuté"