Appel à témoins pour retrouver deux mineures radicalisées en fuite depuis la Haute-Savoie

Les deux jeunes filles sont susceptibles de quitter le territoire par tous les moyens, en utilisant de fausses identités. 

Appel à témoins émis par la gendarmerie nationale le 5 mars 2016 pour retrouver deux mineures radicalisées en fuite depuis la Haute-Savoie. 
Appel à témoins émis par la gendarmerie nationale le 5 mars 2016 pour retrouver deux mineures radicalisées en fuite depuis la Haute-Savoie.  (DR)
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Elles ont quitté leur lycée vendredi vers 13 heures. La gendarmerie nationale lance un appel à témoins, samedi 5 mars, pour retrouver deux mineures radicalisées en fugue depuis la Haute-Savoie. Selon l'affiche, diffusée sur les réseaux sociaux notamment, les deux mineures sont susceptibles de quitter le territoire par tous les moyens, en utilisant de fausses identités.

Louisa B., 16 ans, née en 1999 à Annecy, est une adolescente d'1,70 mètre et de corpulence mince. Elle a les yeux et les cheveux noirs, détaille l'appel des gendarmes. Sa camarade, Israé A.., 15 ans, est née en 2000 à Annemasse et mesure 1,76 mètre. Elle a les cheveux châtain clair, les yeux marron, et un appareil dentaire.

Un numéro à contacter

Elles sont toutes les deux scolarisées dans le lycée des Carillons à Seynod, dans la périphérie d'Annecy. La gendarmerie recommande aux personnes qui auraient des renseignements ou les aurait aperçues de contacter la brigade de Meythet au 04 50 24 52 40.  

Appel à témoins émis par la gendarmerie nationale le 5 mars 2016 pour retrouver deux mineures radicalisées en fuite depuis la Haute-Savoie. 
Appel à témoins émis par la gendarmerie nationale le 5 mars 2016 pour retrouver deux mineures radicalisées en fuite depuis la Haute-Savoie.  (DR)

"Nous les soupçonnons, d'après leurs déclarations, d'être parties ou de vouloir partir en Syrie. Elles avaient pour projet de prendre un train pour Paris depuis Chambéry", a précisé le parquet d'Annecy, qui dispose pour l'heure de "peu d'éléments" en dehors de déclarations d'amies.

Des camarades inquiets ont donné l'alerte

Les gendarmes ont été avisés de cette fugue, vendredi, vers 19h30, des camarades de classe s'étant inquiétés de l'absence des deux jeunes filles. Ils ont prévenu leur entourage après avoir tenté de les retrouver dans la gare de Chambéry, d'où elles auraient pris la fuite.

"L'une des jeunes filles était déjà soupçonnée de radicalisation et était suivie. Elle avait été placée en foyer et faisait l'objet d'une interdiction de sortie du territoire. Nous avons obtenu pour l'autre jeune fille une opposition de sortie du territoire ce (samedi) matin", a ajouté le parquet.

867 adolescentes signalées pour radicalisation

L'ensemble des services d'enquête, dont la police aux frontières, a été informé de cette fugue, avec diffusion des portraits des deux lycéennes.

Selon les derniers chiffres du ministère de l’intérieur cités par Le Monde, quelque 867 adolescentes ont été signalées en France pour radicalisation. Les filles constituent la majorité (51 adolescentes) des 84 mineurs français présents en Syrie, précisait le quotidien.