Deux hommes soupçonnés de préparer un attentat pendant la présidentielle arrêtés

Deux hommes radicalisés, soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat pendant la campagne présidentielle, ont été arrêtés, mardi matin, à Marseille.

Des membres de la police judiciaire à Marseille, après l\'interpellation de deux hommes suspectés de préparer un attentat pendant la présidentielle, le 18 avril 2017.
Des membres de la police judiciaire à Marseille, après l'interpellation de deux hommes suspectés de préparer un attentat pendant la présidentielle, le 18 avril 2017. (BORIS HORVAT / AFP)
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franceinfoRadio France

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Deux hommes radicalisés, appartenant à la mouvance islamiste, soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat pendant la campagne présidentielle, ont été arrêtés mardi 18 avril à Marseille, à la sortie d'un appartement, a appris franceinfo de sources concordantes.

Les deux suspects, Mahiédine M. (30 ans) et Clément B. (24 ans), sont de nationalité française et sont originaires des Hauts-de-France. La section antiterroriste du parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire la semaine dernière.

Sécurité renforcée autour de François Fillon

La direction générale du renseignement intérieur (DGSI) a récupéré une photo dont l’auteur serait Mahiédine M.. Sur cette photo, on voit un fusil mitrailleur, associé à la une du journal Le Monde du 16 mars (sur laquelle on voit François Fillon), un drapeau de l’Etat islamique et un lot de munitions formant les mots "La loi du talion". Mahiédine M. et son ami Clément B., se seraient radicalisés à la prison de Sequedin (Nord).

Depuis vendredi, la sécurité autour de François Fillon a été renforcée, avec notamment des tireurs d’élite présents lors de ses déplacements et meetings. Depuis, 12 policiers du service de protection des personnalités encadrent l'ancien Premier ministre. La menace était semble-t-il encore plus importante, lundi, lors de son meeting de Nice. Les policiers ont demandé à François Fillon de porter un gilet pare-balles à la tribune. Ce dernier a refusé, selon les informations de franceinfo.

L’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) a augmenté le niveau de risque pesant sur le candidat Les Républicains, le plaçant en niveau 2 (le niveau maximal est de 1, sur une échelle de 1 à 4), qui correspond à une personnalité menacée "avec risques limités ou non prévisibles de concrétisation".

Matthias Fekl confirme les interpellations

Au cours d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a expliqué que l'interpellation des deux hommes a permis de prévenir un acte terroriste "certain" et "imminent".

Ils avaient l'intention de commettre à très court terme, c'est-à-dire dans les tout prochains jours, un attentat sur le sol français

Matthias Fekl

en conférence de presse

Des armes et des explosifs retrouvés

Au cours des perquisitions, les policiers ont découvert une arme de poing, un fusil mitrailleur et des produits chimiques qui servent à la fabrication d'explosifs de type TATP, selon les informations de franceinfo. Les suspects se trouvaient dans un appartement de la rue Crimée, près de la gare Saint-Charles, au 7e étage d'un immeuble "correct et bien entretenu", selon les résidents interrogés par franceinfo.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête. Matthias Fekl a rappelé que plus de 50 000 policiers et gendarmes seront déployés pour chacun des deux tours de l'élection présidentielle.