Scandale Petrobras : l’ex-président brésilien Lula en garde à vue

Le domicile de l’ex-président du Brésil, Luiz Inacio Lula, a été perquisitionné ce vendredi à Sao Sao, dans le cadre d’une vaste enquête pour corruption. Il a été placé en garde à vue.

(Un policier devant l'Institut Lula, à Sao Paulo, lors de sa perquisition ce vendredi © MaxPPP)
Radio France

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 La police fédérale brésilienne a lancé ce vendredi une nouvelle phase de l’opération contre la corruption au sein du géant pétrolier Petrobras. Depuis 6 heures du matin, les policiers se sont rendus dans 30 domiciles à Rio de Janeiro, Sao paulo et Bahia dont celui de l’ancien président Lula et de son fils qui sont actuellement entendus par la police. 

S'ils voulaient m'entendre, il fallait juste me convoquer et j'y allais; je ne dois rien (à personne) et je ne crains pas

L'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé dans la journée lors d'une conférence de presse ne rien devoir à personne et ne pas craindre la justice. "S'ils voulaient m'entendre, il fallait juste me convoquer et j'y allais; je ne dois rien (à personne) et je ne crains pas" la justice, a souligné Lula depuis l'Institut qui porte son nom à Sao Paulo.Le domicile de son fils perquisitionné 

Cela fait des semaines que le nom de l’ancien président Lula circulait dans les pages judicaires des principaux journaux du pays. La réforme d’une maison qui appartient à l’ancien mandataire était au centre des investigations judiciaires. La police s’est rendue également à l’Institut Lula et au domicile de son fils et d’une entreprise qui appartient à ce dernier.

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Selon la presse brésilienne, cette opération fait suite à la délation récompensée  du sénateur Delcídio do Amaral du Parti des Travailleurs. Ce mécanisme de délation récompensée très utilisée par le juge Sergio Moro en charge de l’enquête, offre le bénéfice d’une réduction de peine en échange d’une confession.

Lula aurait tenté d'acheter le silence de témoins 

Selon la presse brésilienne, cette opération fait suite à la délation récompensée  du sénateur Delcídio do Amaral du Parti des Travailleurs. Ce mécanisme de délation récompensée très utilisée par le juge Sergio Moro en charge de l’enquête, offre le bénéfice d’une réduction de peine en échange d’une confession.

Toujours selon la presse, où fuitent certaines informations judicaires, Delcidio do Amaral aurait cité le nom de l’ancien président et l’aurait accusé d’avoir tenté de faire taire certains témoins dans cette affaire. Après les chefs d’entreprises, l’enquête s’oriente à présent vers les hommes politiques et pourrait entraver leur carrière. Comme dans le cas de l’ex-président qui s’était dit prêt à se lancer dans la course à la présidentielle en 2018