Deux bombardiers russes ont été interceptés au large du Touquet

Les engins ont rebroussé chemin sans avoir pénétré l'espace aérien français.

Un bombardier TU-160 au-dessus de la Méditerranée. Deux modèles similaires ont été interceptés le 17 février 2016 au large du Touquet (Pas-de-Calais).
Un bombardier TU-160 au-dessus de la Méditerranée. Deux modèles similaires ont été interceptés le 17 février 2016 au large du Touquet (Pas-de-Calais). (RIA NOVOSTI / AFP)
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La scène réveille des souvenirs de la guerre froide. Deux bombardiers russes qui survolaient la Manche ont été interceptés mardi 17 février par l'armée de l'air au large du Touquet (Pas-de-Calais), relate mardi 8 mars La Voix du Nord.

L'information avait été discrètement publiée le 20 février sur le site du ministère de la Défense. Elle est pourtant d'une certaine gravité, affirme le quotidien régional. Contrairement aux bombardiers à hélices TU-95 qui avaient survolé les côtes du Nord les semaines précédentes, les TU-160 interceptés ce jour-là peuvent chacun emporter jusqu'à 25 missiles à charges nucléaires.

"Un test des capacités de réponse de l'Otan"

Aidés par deux avions de la Royal Air Force britannique, un Rafale et un Mirage 2000-5 ont escorté les bombardiers jusqu'à une soixantaine de kilomètres du Touquet. Les engins russes ont ensuite rebroussé chemin sans avoir pénétré l'espace aérien français.

Sur son site, le ministère de la Défense évoque une "mission d'entraînement" des bombardiers russes. Mais selon Tatiana Kastouéva-Jean, responsable du Centre Russie-NEI (Nouveaux Etats indépendants) à l'Institut français des relations internationales, il s'agit là d'une démonstration de force de la part de Moscou. "Le message est double, à mon sens : une démonstration de la nouvelle puissance retrouvée des forces armées russes et un test des capacités de réponse de l’Otan. Pour les pays occidentaux, ce sont des piqûres de rappel de cette nouvelle puissance russe", explique-t-elle à La Voix du Nord