Attentat de Londres : Theresa May au centre de la polémique

Une polémique est en train de monter sur un plan plus politique. Theresa May se voit reprocher les suppressions de postes imposés à la police quand elle était ministre de l'Intérieur. 

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Theresa May est au centre de la tourmente depuis l'attentat de Londres (Royaume-Uni) de samedi 3 juin, deux semaines après celui de Manchester. Elle était ministre de l'Intérieur de 2010 à 2016. Dans ce cadre-là et alors que son credo est effectivement l'austérité budgétaire, elle a supprimé 20 000 postes de policiers. "Elle s'est défendue en disant que, certes, elle avait supprimé des postes, mais qu'en échange elle avait augmenté les crédits d'équipements, notamment d'armements dans un pays où les policiers sont traditionnellement non armés", explique Loïc de La Mornais en direct de Londres (Royaume-Uni). 

Theresa May a perdu toute son avance dans les sondages

Mais ça ne suffit pas pour beaucoup de Britanniques. "Pour des syndicats de police notamment et des spécialistes du renseignement, ces suppressions de postes, ce sont 20 000 paires d'yeux dans les rues en moins, 20 000 policiers en moins qui patrouillent dans les quartiers. On sait qu'en matière de lutte antiterroriste, le renseignement est fondamental. Alors Theresa May, qui a perdu toute l'avance qu'elle avait dans les sondages, à deux jours des élections générales, se voit aussi reprocher son travail sur le Brexit dur. Le pays commence à comprendre que le pays va consacrer énormément de temps et d'argent pour la sortie de l'Union européenne alors qu'il y a peut-être d'autres priorités", conclut le journaliste.
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La Première ministre britannique, Theresa May, au lendemain de l\'attentat de Londres (Royaume-Uni), le 4 juin 2017.
La Première ministre britannique, Theresa May, au lendemain de l'attentat de Londres (Royaume-Uni), le 4 juin 2017. (JUSTIN TALLIS / AFP)