La télévision nationale syrienne filme un bâtiment calciné. Le sol est jonché de débris encore fumants, les murs sont éventrés et des plaques de tôle tordues pendent du plafond. Sur place, un journaliste explique, mercredi 27 juin, que, dans la province de Damas, des hommes armés ont investi les locaux d'une chaîne de télévision privée considérée par l'opposition comme un relais du pouvoir syrien, tuant trois employés.

"Les terroristes ont placé des engins explosifs au siège d'Al-Ikhbariya après avoir saccagé les studios de la chaîne par satellite et avoir entièrement détruit la salle de rédaction", rapporte la télévision. "Trois collègues ont été tués dans cette violente attaque terroriste", ajoute-t-elle sans préciser la manière dont les employés ont trouvé la mort.

La chaîne a repris ses émissions peu après l'attaque. Bien que privée, Al-Ikhbariya est considérée par l'opposition syrienne comme un porte-voix du gouvernement syrien. Depuis le début de l'insurrection en Syrie, elle a notamment dénoncé la campagne de désinformation menée, selon elle, par les Occidentaux et les chaînes arabes par satellite à propos du soulèvement populaire contre Bachar Al-Assad. Reprenant la terminologie officielle, elle décrit régulièrement la rébellion comme une conspiration terroriste soutenue par des puissances étrangères.

La télévision nationale syrienne annonce que des hommes armés ont investi les locaux d'une chaîne privée considérée par l'opposition comme un relais du pouvoir syrien tuant trois employés, dans la province de Damas (Syrie), le 27 juin 2012.
La télévision nationale syrienne annonce que des hommes armés ont investi les locaux d'une chaîne privée considérée par l'opposition comme un relais du pouvoir syrien tuant trois employés, dans la province de Damas (Syrie), le 27 juin 2012. ( AFP)