SYRIE - Les combats meurtriers qui opposent soldats et miliciens pro-régime aux rebelles hostiles à Bachar Al-Assad font rage dans le nord du pays, à Alep, comme dans le centre, dans la région de Homs, ou à Damas, la capitale. Jeudi 6 septembre, un obus de mortier est tombé pour la première fois sur un quartier à majorité kurde à Alep, la deuxième ville du pays. Une dizaine de personnes ont été tuées.

A travers le pays, les violences ont fait jeudi au moins 78 morts - 33 civils, 29 soldats et 16 rebelles - selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui s'appuie sur un réseau de militants et de témoins. Au lendemain de l'appel à cesser "immédiatement" les violences lancé au régime syrien par les pays arabes, le président russe, Vladimir Poutine, fidèle allié de Damas, a demandé aux nations occidentales et arabes de "modifier leur position" sur la Syrie, en dénonçant l'échec de leurs interventions dans d'autres pays comme l'Irak.

Un combattant de l'Armée syrienne libre passe devant un immeuble détruit par les combats, à Alep (Syrie), le 2 septembre 2012.
Un combattant de l'Armée syrienne libre passe devant un immeuble détruit par les combats, à Alep (Syrie), le 2 septembre 2012. ( REUTERS)