Des rues désertes, jonchées de gravats. Des immeubles éventrés, criblés d'éclats d'obus. Qousseir est une ville fantôme, et les habitants qui osent s'aventurer dans ce champ de ruines sont rares. Pourtant, 20 000 Syriens vivent, encerclés et bombardés par les troupes du président Bachar Al-Assad, dans cette cité du centre-ouest de la Syrie, tout près de la frontière libanaise.

Qousseir n'est qu'à cinq kilomètres de Homs, l'un des bastions de la contestation sur lequel l'armée s'acharne. Depuis le début de la révolte, mi-mars 2011, la répression et les combats entre armée et rebelles ont fait plus de 15 000 morts dans tout le pays, en majorité des civils, selon un dernier bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Les rues de Qousseir, ravagées par les bombardements, le 20 juin 2012.
Les rues de Qousseir, ravagées par les bombardements, le 20 juin 2012. (FTVI / APTN)