De nouvelles images de bombardements de la ville de Homs et de rebelles blessés ont été diffusées mardi 19 juin alors que l'opposition syrienne accuse l'armée gouvernementale d'intensifier ses tirs de mortiers sur les quartiers résidentiels de la ville. De leur côté les autorités de Damas accusent les rebelles d'empêcher l'évacuation de la population civile de Homs, la troisième ville du pays, encerclée par les soldats de Bachar al Assad et bombardée presque quotidiennement depuis le début du mois.

"Nous avons pris contact avec le commandement des observateurs internationaux, en liaison avec les autorités locales à Homs, pour permettre l'évacuation de ces citoyens syriens, affirme le ministère syrien des Affaires étrangères. Les efforts des observateurs n'ont toutefois pu aboutir (...) à cause des groupes terroristes armés."

Le ministère accuse les insurgés de se servir des civils comme de "boucliers humains", un reproche qui a déjà été fait aux forces de Damas. Samedi 16 juin, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée en Grande-Bretagne, a déclaré qu'un millier de familles étaient prises au piège à Homs, sous le feu des troupes gouvernementales.

(REUTERS)