Les observateurs de l'ONU ont suspendu leurs opérations en Syrie, samedi 16 juin, en raison de "l'intensification des violences", qui fait craindre à l'opposition syrienne un nouveau massacre à Homs. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres, en Grande-Bretagne, a annoncé qu'au moins 28 civils ont été tués samedi, la plupart dans des bombardements de l'armées sur des faubourgs de la capitale, Damas.

Des insurgés ont par ailleurs rapporté des bombardements sur des bastions rebelles de la ville de Homs, dans le centre de la Syrie, déjà cible de plusieurs offensives de grande ampleur des forces du régime de Bachar Al-Assad. Selon l'OSDH, un millier de familles sont prises au piège dans les quartiers rebelles de Homs, encerclés par les troupes fidèles au régime, et le manque d'équipement médical menace des dizaines de blessés.

L'escalade des violences entre le régime de Bachar Al-Assad et les insurgés menace le plan de paix négocié par Kofi Annan, le médiateur international.
L'escalade des violences entre le régime de Bachar Al-Assad et les insurgés menace le plan de paix négocié par Kofi Annan, le médiateur international. (SHAAM NEWS NETWORK / AFP)