VIDEO. L'armée syrienne accueillie par une foule en liesse dans la banlieue d'Alep

Les soldats loyalistes sont parvenus, jeudi, à briser le siège imposé depuis 2012 par les rebelles à deux localités chiites, Nebbol et Zahra, dans la banlieue d'Alep.

Voir la vidéo
REUTERS
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Après Madaya au nord-ouest de Damas, les troupes syriennes se déploient autour de la ville d'Alep, la deuxième ville du pays. Elles menacent désormais d'assiéger totalement les quartiers rebelles après avoir réussi à couper leur principale route d'approvisionnement.

Trois jours après avoir lancé une offensive, les soldats syriens sont parvenus, jeudi 4 février, à briser le siège imposé depuis 2012 par les rebelles à deux petites villes chiites de la province : Nebbol (ou Nouboul) et Zahra (ou Al-Zahraa). La population chiite de ces deux localités ont accueilli les bras ouverts les soldats loyalistes, leur lançant du riz et des fleurs. Les chiites qui vivent en Syrie sont généralement restés loyaux à Bachar Al-Assad dans la guerre civile qui a fait des milliers de morts depuis 2011.

"Au moins 5 000 miliciens chiites pourraient se joindre à l'armée"

Les rebelles d'Alep risquent ainsi de se retrouver totalement assiégés, souligne le directeur de l'OSDH : "A moins qu'ils ne reçoivent une aide urgente des pays du Golfe et de la Turquie, cela pourrait marquer le début de la fin pour eux, a-t-il affirmé. Le régime a pu, en 72 heures, remporter une victoire qui lui a échappé au cours des trois dernières années." Selon lui, au moins 5 000 miliciens chiites de la région conquise pourraient se joindre à l'armée syrienne. L'avancée des troupes du régime syrien reste un coup dur pour les rebelles et démontre à quel point l'appui des forces aériennes russes a bénéficié au pouvoir de Damas.

Des chiites syriens célèbrent l'arrivée des forces gouvernementales dans les environs d'Alep, le 4 février 2016,
Des chiites syriens célèbrent l'arrivée des forces gouvernementales dans les environs d'Alep, le 4 février 2016, (GEORGE OURFALIAN / AFP)