Un attentat suicide à la voiture piégée a dévasté jeudi 21 février une artère proche du siège du parti Baas à Damas (Syrie), le parti au pouvoir. L'attaque a été dénoncée aussi bien par le régime que par l'opposition. L'attentat a été suivi par les tirs de deux obus de mortier sur le siège de l'état-major dans le quartier des Omeyyades à Damas, au surlendemain de la chute d'obus près d'un palais présidentiel, pour la première fois depuis le début du conflit il y a près de deux ans. Le bilan est au moins de moins 53 morts, en majorité des civils, et de 237 blessé, selon les médias officiels.

L'agence syrienne Sana a accusé les rebelles d'être responsables de cet acte, les qualifiant de "terroristes". La télévision d'Etat parle, elle, d'un attentat suicide et précise que des enfants figurent parmi les blessés, "une école se trouvant à proximité" du lieu de l'explosion. L'opposition syrienne a dénoncé l'attentat "terroriste". Mais la coalition hostile à Bachar Al-Assad a évité d'accuser le régime comme elle l'a fait dans le passé pour ce genre d'attentat.

Un attentat suicide à la voiture piégée a dévasté jeudi 21 février 2013 une artère proche du siège du parti Baas à Damas (Syrie).
Un attentat suicide à la voiture piégée a dévasté jeudi 21 février 2013 une artère proche du siège du parti Baas à Damas (Syrie). (AFP / SANA)