L'émissaire spécial de l'ONU sur la Syrie, Kofi Annan, discute avec le  secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, et la chef de la diplomatie britannique, Catherine Ashton, le 30 juin 2012 à Genève.
L'émissaire spécial de l'ONU sur la Syrie, Kofi Annan, discute avec le  secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, et la chef de la diplomatie britannique, Catherine Ashton, le 30 juin 2012 à Genève. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Pour une première, le résultat est plutôt concluant. Le Groupe d'action sur la Syrie est parvenu samedi 30 juin à Genève (Suisse) à un accord sur les principes et les lignes directrices d'une transition dans le pays. La réunion a "ouvert la voie à l'ère post-Assad", a réagi la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, annonçant que les Etats-Unis allait saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour lui soumettre cet accord. Plus proches de Damas, la Russie et la Chine ont accepté le plan mais réaffirmé qu'il revenait aux Syriens de choisir leur avenir. 

Selon le communiqué final lu par l'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan, le gouvernement de transition "pourra inclure des membres du gouvernement actuel et de l'opposition et d'autres groupes et doit être formé sur la base d'un consentement mutuel".

Le groupe, qui se réunissait pour la première fois, rassemble notamment des chefs de la diplomatie des Etats Unis, de la Chine, de la Russie, de la France et de la Grande Bretagne, ainsi que les Secrétaires généraux de la Ligue Arabe et de l'ONU.

 

Cinglante mise en garde de Kofi Annan

Les participants ont également "identifié les étapes et les mesures par les parties pour garantir l'application complète du plan en six points et les résolutions 2042 et 2043 du Conseil de sécurité". Ce plan en six points adopté par le Conseil de sécurité en avril prévoyait entre autres un cessez le feu à partir du 12 avril. Il n'a jamais été complètement mis en oeuvre et respecté. 

Face à un risque d'échec, Kofi Annan avait prévenu avant la réunion que la communauté internationale porterait une partie de la responsabilité des morts en Syrie si elle restait divisée sur le dossier. Dans un discours prononcé à l'ouverture, Kofi Annan a déclaré que les Syriens "seront les plus grandes victimes, et leurs morts ne seront pas seulement la conséquence d'actes de tueurs, mais aussi de votre incapacité à surmonter vos divisions".