Syrie : un officier des forces spéciales russes tué dans les combats près de Palmyre

L'armée syrienne, appuyée par des forces spéciales russes, tente de reprendre le contrôle de la cité antique.

Des soldats syriens à Palmyre (Syrie), le 24 mars 2016.
Des soldats syriens à Palmyre (Syrie), le 24 mars 2016. (AFP)
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Un officier des forces spéciales russes a été tué en Syrie près de la ville antique de Palmyre, a annoncé jeudi 24 mars un responsable militaire russe cité par les agences russes. L'armée syrienne tente de reprendre la ville à l'organisation Etat islamique (EI). "Il pointait des cibles des terroristes de l'EI pour les frappes des avions russes", a indiqué à l'agence Interfax un représentant de l'armée russe sur la base militaire de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie.

"Cet officier était en mission ces derniers jours, repérant les cibles les plus importantes de l'EI et transmettant des coordonnées exactes pour les frappes des avions russes", a ajouté ce représentant. L'officier a, selon lui, trouvé la mort en fournissant aux avions russes sa propre position pour une frappe aérienne lorsqu'il s'est aperçu qu'il avait été repéré par les jihadistes de l'État islamique et encerclé, préférant mourir plutôt que d'être capturé.

L'armée syrienne est entrée à Palmyre

La source citée par les agences russes n'a toutefois pas précisé quand ce membre des forces spéciales russes avait été tué. L'État islamique avait affirmé vendredi avoir tué cinq soldats russes dans des combats près de Palmyre, parmi lesquels un conseiller militaire. L'organisation jihadiste avait également diffusé une vidéo d'un corps présenté comme celui du "conseiller russe", des armes, dont des fusils AK-74M, un casque et une boîte de pansement avec des inscriptions en langue russe.

L'armée syrienne, appuyée par l'aviation russe, est entrée jeudi après plusieurs semaines de combats dans la ville antique de Palmyre, contrôlée depuis près d'un an par l'EI, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et une source militaire.

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Selon un comptage à partir des sources officielles russes, il s'agit du 5e militaire russe tué au combat en Syrie depuis le début de l'intervention russe le 30 septembre. La Russie a annoncé le 14 mars le retrait de la majeure partie de son contingent militaire de Syrie, mais continue d'y mener des frappes contre des "cibles terroristes". Elle a reconnu pour la première fois mercredi que ses forces spéciales y opéraient pour fournir aux avions la position des cibles et effectuer "d'autres missions spéciales".