Syrie : les rebelles prêts à accepter un cessez-le-feu "sous conditions"

Les Etats-Unis et la Russie ont fait une proposition commune d'interruption des hostilités.

Des habitants de la région d'Alep (Syrie) fuient les combats le 22 février 2016.
Des habitants de la région d'Alep (Syrie) fuient les combats le 22 février 2016. (HUSEYIN NASIR / ANADOLU AGENCY / AFP)
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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, y voit un "signe d'espoir pour la population syrienne". Les Etats-Unis et la Russie ont annoncé, lundi 22 janvier dans un communiqué conjoint, une proposition commune : l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu samedi 27 février en Syrie. Cette trêve est censée entrer en vigueur samedi à minuit, heure de Damas. Les parties ont jusqu'à vendredi midi, heure locale, pour faire part de leur adhésion.

Le Haut comité des négociations, qui rassemble des groupes clés de l'opposition syrienne, a d'ores et déjà annoncé qu'il allait accepter "sous conditions". Le HCN exige en échange la levée des sièges des villes syriennes, la libération des prisonniers, l'arrêt des bombardements des civils et la livraison d'aide humanitaire. Et le président russe a assuré que la Moscou "fera le nécessaire" pour que Damas respecte l'accord. Vladimir Poutine dit espérer que Washington fera "la même chose" avec les groupes rebelles syriens.

Un accord précédent complètement ignoré

L'interruption des hostilités ne concernera toutefois pas le groupe jihadiste Etat islamique, ni le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Ce cessez-le-feu ne s'appliquera pas non plus aux opérations de la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis et de la Russie, alliée indéfectible du régime syrien, contre les jihadistes.

Cette proposition de trêve intervient près de trois semaines après l'échec de négociations de paix à Genève. Tous les efforts en vue d'un cessez-le-feu ont jusque-là échoué, les multiples protagonistes sur le terrain voulant à tout prix éliminer l'un l'autre, en plus des profondes divisions internationales et de la montée en puissance des jihadistes. Une trêve, supposée entrer en vigueur vendredi dernier, conformément à un accord international parrainé par Moscou et Washington, avait ainsi été complètement ignorée.