Syrie : les deux camps ont perpétré des crimes de guerre, selon un rapport de l'ONU

L'armée loyaliste et des groupes rebelles ont, chacun, "agi en violation du droit international", précisent les conclusions de la Commission d'enquête des Nations unies.

Le diplomate brésilien Paulo Pinheiro, président de la Commission d'enquête de l'ONU sur les crimes contre les droits de l'homme en Syrie, le 3 juin 2013 en Genève (Suisse).
Le diplomate brésilien Paulo Pinheiro, président de la Commission d'enquête de l'ONU sur les crimes contre les droits de l'homme en Syrie, le 3 juin 2013 en Genève (Suisse). (RUBEN SPRICH / REUTERS)
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Les forces syriennes ont massacré des civils, bombardé des hôpitaux et commis d'autres crimes de guerre pour gagner du terrain ces derniers mois. C'est ce qu'affirme la Commission d'enquête mandatée par l'ONU sur les crimes contre les droits de l'homme en Syrie, dans un rapport rendu mercredi 11 septembre. Il doit ensuite être adressé au Conseil de sécurité par cette commission, dirigée par quatre juristes internationaux.

Mais les rebelles et les combattants étrangers venus leur prêter main forte ont également commis des crimes, ajoutent-ils dans ce document qui couvre la période allant du 15 mai au 15 juillet. Ils citent par exemple des exécutions sommaires, des prises d'otages et des bombardements de zones civiles commis par les forces qui s'opposent au régime de Bachar Al-Assad. 

Pas de décision sur l'usage d'armes chimiques

"Les auteurs de ces violations et de ces crimes, quel que soit leur bord, ont agi en violation du droit international. (...) Il est impératif de les traduire en justice", ajoute la commission d'enquête, dirigée par le diplomate brésilien Paulo Pinheiro.

Par ailleurs, dans ce rapport, les enquêteurs de l'ONU se disent incapables de tirer des conclusions sur l'usage d'armes chimiques en Syrie. Les allégations concernent "surtout les forces gouvernementales", selon eux. Les enquêtes se poursuivent, ajoutent-ils.