Le président syrien, Bachar Al-Assad, prononce un discours pendant un "iftar", repas de rupture du jeûne du ramadan, le 4 août 2013 à Damas (Syrie). 
Le président syrien, Bachar Al-Assad, prononce un discours pendant un "iftar", repas de rupture du jeûne du ramadan, le 4 août 2013 à Damas (Syrie).  (SANA / AFP)

Le président syrien reste droit dans ses bottes. Bachar Al-Assad a exprimé, dimanche 4 août, sa détermination à écraser la rébellion qui tente de le renverser depuis plus de deux ans. "Aucune solution ne peut être trouvée avec le terrorisme, excepté en le réprimant avec une main de fer", a déclaré le chef de l'Etat syrien au cours d'une rare allocution retransmise à la télévision publique. Il a prononcé son discours à Damas, la capitale, lors d'un "iftar", repas de rupture du jeûne du ramadan. 

Convaincu de sa victoire, il en a profité pour encourager les forces armées à continuer à combattre les rebelles, qualifiés de terroristes par le régime. "La crise ne sera résolue que sur les champs de bataille", a-t-il encore prévenu. 

Critiques contre la Coalition nationale syrienne

Bachar Al-Assad a également estimé que l'opposition regroupée au sein de la Coalition nationale syrienne n'était "pas fiable". Selon lui, elle a échoué "aux niveaux populaire et moral". Il l'a aussi accusée d'être "à la solde de plus d'un pays du Golfe" et jugé qu'elle n'avait aucun rôle à jouer dans la recherche d'une solution pour mettre fin au conflit qui ensanglante le pays depuis 28 mois. 

Tandis que le conflit a forcé des millions de personnes à fuir leur foyer et provoqué plus de 100 000 morts selon l'ONU, la Syrie a plongé dans une crise économique sans précédent. L'économie syrienne a ainsi connu une dollarisation croissante en raison de la chute de la monnaie nationale, qui a perdu les trois-quarts de sa valeur par rapport au dollar. La situation a amené Bachar Al-Assad à promulguer, peu avant son discours, un décret interdisant toute transaction commerciale en devises étrangères.