Allié du régime de Bachar Al-Assad, la Russie détient la preuve que les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin le 19 mars près d'Alep, a indiqué à la presse l'ambassadeur russe auprès de l'ONU Vitali Tchourkine, mardi 9 juillet. Des accusations aussitôt réjetées par les Etats-Unis.

Selon Moscou, des experts russes ont recueilli des échantillons sur le site de l'attaque, à Khan al-Assal, et les preuves ont été transmises au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Ces preuves doivent encore être communiquées aux puissances occidentales (Etats-Unis, France, Royaume-Uni), qui ont de leur côté accusé l'armée syrienne d'avoir eu recours à plusieurs reprises à des armes chimiques contre l'opposition.

Washington demande une enquête de l'ONU en Syrie

Selon l'ambassadeur russe, les rebelles syriens ont utilisé un projectile de type "Bachar 3" et les échantillons recueillis sur le site de Khan al-Assal après cette attaque ont été analysés par un laboratoire russe compétent en matière d'armes chimiques. "Les résultats indiquent clairement que le projectile était rempli de gaz sarin", affirme-t-il.

"Nous n'avons encore vu aucune preuve qui appuie cette affirmation selon laquelle quiconque, outre le gouvernement syrien, a la capacité d'utiliser des armes chimiques ou utilise des armes chimiques", a réagi mardi soir le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. Et Washington d'inviter à nouveau le président Bachar al-Assad à autoriser des inspecteurs de l'ONU à venir en Syrie pour enquêter sur l'utilisation de ces armes chimiques.