Une image transmise par une organisation de l'opposition montre des personnes enterrant des corps le 26 mai 2012, à Houla (Syrie).
Une image transmise par une organisation de l'opposition montre des personnes enterrant des corps le 26 mai 2012, à Houla (Syrie). (SHAAM NEWS NETWORK / AFP)

On ne peut établir qui a perpétré le massacre de plus de 100 personnes à Houla, mais les violations des droits de l'homme par les forces gouvernementales, y compris des exécutions, sont "d'une ampleur alarmante". C'est en substance ce qu'affirme, mercredi 27 juin, la mission des observateurs de l'ONU dans son dernier rapport  présenté au Conseil de l'ONU pour les droits de l'homme.

S'il n'est pas possible d'affirmer que le massacre de Houla est le fait des forces syriennes, "les forces loyales au gouvernement pourraient être responsables de nombreuses morts", affirme le rapport. Il recense également de multiples informations sur des meurtres commis par les groupes armés d'opposition qui utilisent de plus en plus régulièrement des engins explosifs dans leur combat contre les troupes de Bachar Al-Assad.

Une liste secrète des auteurs de violations

"La situation sur le terrain se détériore dangereusement et rapidement", peut-on lire dans le rapport de 20 pages. Les observateurs font également part de leur profonde inquiétude face à l'utilisation par les rebelles d'enfants qui servent de "porteurs de médicaments, de messagers et de cuisiniers, ce qui les expose à des risques de mort et de blessures". Certains de ces enfants assurent la navette dans la zone frontalière avec la Turquie.

Au total, les observateurs ont interrogé près de 400 personnes et ont réuni des photos, des vidéos, des images prises par satellite et d'autres documents. Cela leur a permis de mettre à jour la liste noire secrète des auteurs identifiés de violations des droits de l'homme en cas de future action en justice.