Kofi Annan explore encore la voie diplomatique pour sortir du conflit syrien. Le médiateur international propose maintenant la mise en place d'un gouvernement de transition, ont indiqué des diplomates mercredi 27 juin. Ce gouvernement inclurait des partisans du président Bachar Al-Assad et des membres de l'opposition.

Les principales puissances (Russie, Chine, Etats-Unis, Royaume-Uni, France) soutiennent cette idée qui sera discutée au cours de la réunion du "Groupe d'action sur la Syrie" samedi à Genève (Suisse), ont précisé ces diplomates. Selon le schéma proposé par Annan, ce gouvernement de coalition pourrait inclure des membres de l'actuel gouvernement syrien et des groupes d'opposition, mais pas des responsables "dont la présence pourrait nuire à la transition, miner la crédibilité de ce [nouveau] gouvernement ou les efforts de réconciliation", d'après un diplomate.

La Russie accepterait-elle de voir partir Annan ?

"La description faite par Annan suggère qu'Assad pourrait en être exclu mais aussi que certains responsables de l'opposition n'en feraient pas partie", a précisé un autre diplomate. "L'acceptation de ce plan par la Russie pourrait signifier qu'elle est prête à voir Assad partir", a-t-il dit. Un autre diplomate occidental s'est montré sceptique sur ce point, estimant que "les Russes ne sont pas prêts à lâcher Assad [ou] à accepter des idées contraires à leurs intérêts".

Le "Groupe d'action", qui réunit les membres permanents du Conseil de sécurité, la Turquie, l'Union européenne, le secrétaire général de l'ONU et la Ligue arabe, doit notamment se mettre d'accord sur "des directives et des principes pour une transition politique menée par les Syriens".